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L'estampe ou l'art du multiple : Monique Ariello a choisi de se frotter à toutes les techniques de l'estampe, mais aussi de l'aquarelle, de la sculpture, ...

Rétrospective Monique ARIELLO LAUGIER

Rétrospective Monique ARIELLO LAUGIER

Artiste-peintre, graveur et sculpteur

Jusqu'au 30 octobre 2020.

Monique Ariello-Laugier vit et travaille à Méolans-Revel, accrochée à la montagne (à 1450 m).

Nous l’avons rencontrée dans son atelier Des Michels, lors de la «Fête de l’estampe» (2ème édition); une journée nationale dédiée, partout en France, à la découverte de l’estampe. Cette artiste à part entière nous livre les secrets de sa pratique artistique qui nourrit son quotidien.

L’estampe ou l’art du multiple

Monique Ariello a choisi de se frotter à toutes les techniques de l’estampe, oeuvre originale conçue par un artiste et imprimée en exemplaires multiples. L’estampe à la fois unique, dans sa matrice, et multiple dans ses épreuves, est obtenue par différents procédés : les premiers procédés dits « en relief » (la gravure sur bois, la linogravure) ; les procédés dits « en creux » (l’eau-forte et l’aquatinte la pointe sèche, la manière-noire), les techniques mixtes, sans oublier les monotypes, qui, à la différence des autres procédés, ne produisent qu’une seule épreuve … 

Monique Ariello fréquente aussi le monde contemporain de la gravure et les nouvelles techniques, comme la Kitchen Litho, cette technique simplifiée de lithographie sur aluminium accessible à tous (qui fait appel à du matériel disponible dans la cuisine) mise au point en 2011 par Émilie Aizier alias Émilion, et dont elle nous fait une démonstration, en insistant : « Et vous pouvez tous en faire. La recette est sur internet. Il faut quand même une presse à eau-forte ! ».

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Des thèmes et sujets empruntés à la vie, à la littérature et à la Bible Monique Ariello est attentive à la nature, au paysage ; à la nature humaine, aux hommes et leur destin. Elle interroge volontiers l’univers des écrivains, celui de Giono, d’Henri Bosco qu’elle affectionne tout particulièrement (projet 2015). Elle s’intéresse aussi aux Saintes Écritures dans lesquelles elle puise nombre de ses sujets et thèmes narratifs : chemin de croix, visitation, Psaume 44, livres de Tobie, de Jonas, Rosaires suspendus,… 

En 2008, Monique Ariello obtient une commande du couvent de Saint-Jean de Matha (à Faucon de Barcelonnette) qui lui permet, sur une toile de lin de 9m2, utilisant la technique de la tempéra à l’oeuf (utilisation du jaune d’oeuf pour lier les pigments) d’exprimer son attraction pour le divin, dans la représentation de la Jérusalem Céleste, qu’elle exécute à la manière des manuscrits enluminés du Commentaire de l’Apocalypse de Saint-Jean, les fameux Beatus (Xe et XIe siècles).

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Des livres d'artistes

Parce que l’estampe est souvent « oeuvre de collaboration », Monique Ariello travaille et partage son univers artistique avec d’autre graveurs : Hélène Westdahl, Bernard Bougenaux, Yngve Riber, dans des Correspondances gravées internationales (2011)… Citons aussi, le livre de Sainte Hildegarde de Bingen (2013) où elle produit 40 aquarelles et encres ; le texte du poète militant François Szabó, intitulé Résurgences (2014), qu’elle illustre et accompagne avec 10 eaux-fortes et aquatintes. Chacun de ses livres d’artistes est tiré à trois exemplaires maximum !

De l’art de l’estampe…à la sculpture Monique Ariello est aussi sculpteur ; elle se frotte depuis peu, « en autodidacte », à la ronde-bosse mais aussi au bas-relief, et travaille indifféremment le pin cembro, l’érable, l’olivier, sans oublier la pierre locale de Serennes, en y intégrant différents matériaux tels des tissus, des pierres, des marouflages de gravures, etc.

Ses productions sont toutes polychromes.

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Un parcours jalonné de Prix – Sélection

Monique Ariello produit très régulièrement ; depuis 1991, elle expose et s’expose, un peu partout, dans le département, dans la région mais aussi à l’étranger (Italie, Suède, Danemark), et son travail est régulièrement primé. 

Monique Ariello obtient sa première reconnaissance en 1992 avec le premier Prix de la ville d’Hyères (Architecture N°4) ; en 1995, le premier Prix de la ville de Brignoles (La Promeneuse engloutie) ; en 2004, le premierk, Prix de la ville de Peyruis, (les Dames de l’Orient Express) ; en 2008, elle participe à la Biennale d’Art Sacré de Lyon (triptyque, Monde venant) ; en 2010, obtient le Prix des Médiathèques de Manosque (Illustration du livre la Haute Provence en ballon); expose à La Maison de l’Artisanat de Marseille (Les Feuillets Voyageurs) ; en 2012, expose avec les graveurs de l’atelier Fyns Grafyske d’Odense au Danemark (Correspondances Gravées) ; 2013, obtient le premier Prix gravure art graphique Lecce (Italie), etc.

Découvrez l'artiste

Pour aller un peu plus loin...

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Monique Ariello-Laugier, artiste-peintre, graveur et sculpteur

Découvrez son portrait publié dans la revue "Toute Vallée - La vie en Ubaye".


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